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Vert ailleurs

par | Nov 15, 2017 | 2 commentaires

Non mais faut tu pas être grano. C’est quoi cette génération de végétariens a en plus finir. Ceux qui mangent juste des noix, qui passe leur vie à faire des recettes maison pour essayer de sauver la planète. Ils travaillent presque pas ou pas du tout. Dans le fond on le sait pas ce qu’ils font. Ils sont toujours partis en voyage en plus de ça.

Photo by Alexander Klarmann

Les éco-boomers, ont se fait appeler. C’est à se demander ce que nous avons fait de nos vies. On les aura toutes entendues, autant positives que négatives. Tantôt inclusivement, tantôt exclusivement. Certains posent des questions, d’autres jugent, d’autres acceptent. La vérité c’est que nous vivons présentement dans une société mitigée entre une connaissance de problèmes et un manque de solutions. Par où commencer, c’est quoi exactement le problème? Entre des gens qui meurent de faim, qui n’ont pas accès à de l’eau potable. D’autres qui vivent avec ou sans rien. La pollution? L’exploitation de toutes ressources possibles, et pour dire la vérité qui ne sont plus disponibles? La surconsommation vous me direz. La production abusive de matériel au détriment des autres? Les inégalités sociales, le droit de la femme, le droit de voter? La guerre? Elle est où la partie manquante de l’équation? Si en nombre nous sommes plus forts pourquoi notre monde est-il présentement si faible? Quand est-ce que ça va changer? Demain s’il-vous-plaît! J’aimerais bien pour une fois lire les nouvelles et qu’on me dise que demain il fera beau.

Demain il fera beau. Il faut voir le verre à moitié plein. Le truc c’est que nous les « granos » de ce monde sommes aussi des agents de changement. Tout comme chacun d’entre nous qui fait ne serait-ce qu’un seul geste par jour pour améliorer nos conditions, notre monde. Des solutions il y en a des tonnes, elles ne sont pas seulement spécifiques à un problème. Si on regarde le problème dans son entièreté, il est énorme, terrifiant. C’est comme une formule d’algèbre à 12 variables, ça prendrait trop de temps la résoudre. Si on sépare les variables, qu’on les isolent, ça devient accessible, faisable peut-être pour tous, du moins pour une majorité. J’ai souvent vu passer cette fameuse phrase d’Albert Einstein qui dit de ne pas juger un poisson sur sa capacité à grimper un arbre. C’est ici que cela prend tout son sens. À chacun sa capacité à gérer cette crise. Si ensemble, individuellement on prenait des actions propres à nos connaissances, propres à nos habitudes peut-être arriverons-nous à séparer l’équation suffisamment pour que chacun ait sa variable.

Est-ce que demain matin vous devriez partir en voyage humanitaire, possiblement. Mais est-ce que demain matin quand vous allez acheter votre brosse à dent en plastique vous devriez en choisir une en bambou à la place, absolument! Saviez-vous que le café est moins cher chez Tim Hortons quand vous apportez votre tasse réutilisable? Même chose chez Couche Tard. Ça fait beaucoup moins de petites pailles, de petits couvercles et de petits cartons dans une journée ça. C’est aussi de se demander est-ce que j’ai besoin de 18 serviettes de papier avec mon café ou une serait suffisante. J’ai des amis qui n’ont toujours pas de bac à recyclage. Qui ne ferment pas leurs lumières ou l’aire climatisée, le chauffage lorsqu’ils partent de la maison. C’est des petites actions qui font toutes la différence à la fin. J’ai pas besoin de vous rappeler le problème des sacs de plastique ou celui des bouteilles d’eau. Il faut quand même comprendre à un moment donné que l’eau des toilettes est potable ici. Je vous avouerais que certains d’entres nous sont aussi plus dévoués, plus motivés à la cause. Ça peut parfois paraître extrémiste, disproportionné. Dites-vous que ceux-ci prennent simplement une plus grosse variable à l’équation. Certains auront vu, comprit des choses différemment et c’est aussi comme ça qu’on résoudra le problème. Nous ne sommes pas tous mathématiciens, mais nous avons certainement chacun une force.

Enfin bref,  si vous vous demandiez ce qu’inclusivement voulait dire, voilà la définition. C’est d’inclure au lieu d’exclure. Les éco-boomers ne sont pas un cercle fermé, c’est un mouvement, un engagement ouvert à tous et à tous les niveaux. Parce que oui lorsque nous sommes plus grand en nombre, nous sommes plus forts. C’est ensemble que nous allons pouvoir aller vert ailleurs dans une communauté unie avec une place pour chaque. Et demain il fera toujours beau!